RACISME
Petite histoire vécue sur le racisme !
Il y a quelques années, lors de mon séjour en Afrique, je vécus de bons moments dans ce grand pays qu'est le Gabon. J'en garde d'excellents souvenirs. Je suis fière d'avoir contribuer, à mon échelle, à l'économie de ce pays et d'avoir eu l'occasion de cotoyer un peuple "sympatique".
Voici l'histoire qui m'arriva :
Je me trouvais en charge, dans une grande entreprise à Libreville, d'une partie du personnel administratif. Personnel exclusivement gabonais. Hommes, femmes.
Lors d'une séance d'explications sur le travail à accomplir, par mégarde, je heurtais le bras d'un employé. Celui-ci, voulant faire le clowm, simula la douleur à son bras en se tordant et en dansant au milieu de la salle. Tout le monde ria ! C'est ainsi ! l'atmosphère est légère ! Il faut peu à ces gens pour partir dans le bonheur et la joie de vivre, la danse. Mais, comme il faut, aussi, retourner à son travail, votre mymy a eu l'excellente idée de prononcer cette phrase légère en France, mais chargée de couleurs là-bas :
- "Oh, là, là, c'est bon : tu n'es pas en chocolat ! "
AILLE ! qu'ai-je dit ? Soudain, un grand silence s'installa autour de moi. On ne rigole plus ! On me regarde d'un sale oeil ! Les visages s'assombrissent : je ne suis plus leur "copine" mais leur ennemie. Je me sens seule !
- "Madame : tu es raciste ! "
Moi : "non ! chocolat ne veut pas dire "noir" car il y a du chocolat blanc !"
Eux : "tu te moques de nous !"
Moi : "non , je vous assure, le chocolat blanc existe ! J'ai simplement voulu vous dire qu'une plaque de chocolat est vite brisée."
Eux : "on connait pas le chocolat blanc, tu dis çà parce que tu es raciste et que le chocolat blanc est une moquerie."
Moi : "je vous prouverai que le chocolat blanc éxiste."
Dans mon fort intérieur, je sens que la gaffe est lourde de sens ! Il me faut absolument sortir de ce bourbier !
Maman : "Au secours ! ! - C'est vers elle que je trouverai le salut en lui demandant de me faire un colis de France de quelques plaques de chocolat "GALAK" - La pauvre, elle n'y comprend plus rien - Lui demander, à elle, d'envoyer au pays du chocolat noir, du chocolat blanc ! Elle s'exécutera, mais les jours furent longs dans l'attente de ce colis. Chacun me boudant. On ne rigole plus. On a le visage fermé, on est juste poli, ...
Le jour arrive enfin où je pu avec bonheur distribuer, à chacun, une plaque de cette délicieuse friandise qui cloua le bec à toute mon équipe : ouf !
Je retrouvai mes fidèles employés... leur sourire, leur gaité, leur joie, leur légèreté... et en plus, ils entreprirent de me faire goûter à leur tour, leurs "spécialités" à eux - fruits éxotiques - petites sucreries... - pas toujours à mon goût - mais tellement délicieux de tendresse ! Sans rancune aucune !
Qui a dit que le racisme existait ? Sans le vouloir, j'ai blessé de braves gens. Ce qui est sûr, c'est que je peux retourner là-bas...... car entourée de tous, je n'ai jamais ressenti la différence qui engendre le racisme. Si diférence, il y avait, c'était surtout dans le domaine professionnel, mais pas dans la relation humaine.
Il y a quelques mois, je reçus un email de Monique du Gabon : notre employée de maison qui s'est occupé, fort bien, de nos enfants, tout petits à l'époque (rien à voir avec l'autre Monique qui abandonne les chats....)

Notre Monique du Gabon est employée dans une institution locale à Lambaréné. Elle a réussi ses études pour devenir une employée de bureau et maintenant elle maitrise "internet" ! Nous avons échangé des photos. Nous fûmes super heureux d'avoir de ses bonnes nouvelles et elle était joyeuse de revoir les enfants si grands !
Elle est pas belle la vie sur notre planète ?
à +++ Mymy du web